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Dérive dans une "ville créative"
Récit subjectif, critique, politique, partisan, radical, punk, anarchiste et à la limite de la mauvaise foi des transformations urbaines à Grenoble
Didier Moineau

Edition préfacée par Anne Clerval et illustrée par Coline Picaud.

13 € TTC - 13,5 x 21,6 cm - 112 pages
ISBN : 979-10-90507-265
Coll. Les réveilleurs de la nuit
Sortie le 25 mai 2018

« Depuis les années 1980, les pouvoirs publics prétendent régler les questions sociales par une intervention sur la ville. Aujourd’hui, la ville et l’urbanisme sont aussi de plus en plus mobilisés comme un levier de développement économique. Dans cet ouvrage, Didier Moineau nous emmène par l’écriture dans une grande promenade urbaine à travers la ville de Grenoble. Empruntant à la dérive situationniste, il utilise la métaphore de la marche pour déconstruire cette instrumentalisation de l’urbain à des fins de dépolitisation des enjeux sociaux et économiques.

C’est bien de Grenoble qu’il s’agit, ville exemplaire du développement technopolitain, passée de l’industrie aux technologies de pointe, des ouvriers aux ingénieurs et aux cadres. Mais les liens que cette déambulation permet de faire excèdent le seul cas de Grenoble et sont exemplaires des transformations sociales, économiques et politiques contemporaines. »

Anne Clerval, extrait de la préface

L'auteur

Didier Moineau est un militant anarchiste grenoblois qui écrit pour divers journaux et fanzines. Dérive dans une « ville créative » est son premier livre.

Extraits

Ici comme partout ailleurs dans la cuvette grenobloise, ça démolit, ça bétonne, pelleteuses et grues font partie intégrante du paysage. « La ville bouge et se transforme », « le chantier bat son plein » lit-on dans le journal municipal. Ainsi, rive gauche du Drac, les anciennes usines et ateliers sont peu à peu remplacés par des résidences de « standing », tristes cubes de béton qui se reproduisent de façon endémique.

L’un d’eux, en train de sortir de terre au moment où j’écris ces lignes, a été baptisé par un architecte facétieux Le Factory. Passé ouvrier, référence à l’art contemporain, franglais branchouille, le nom est effectivement cyniquement bien trouvé. On a même ajouté des toits dentelés, pour « faire usine ».