Bandeau pour La Nuit de Tlatelolco
La Nuit de Tlatelolco
Histoire orale d’un massacre d’État
Elena Poniatowska

Traduit de l’espagnol (Mexique) par Marion Gary et Joani Hocquenghem
Préface de Joani Hocquenghem

25 € TTC - 16 x 24 cm - 328 pages
ISBN : 979-10-90507-128
Coll. À l'ombre du maguey
Sortie le 28 août 2014

« Pour le Mexique, 1968 se résume à un seul nom, à une seule date : Tlatelolco, 2 octobre. »
Elena Poniatowska

Alors que le monde pliait sous la fronde d’une jeunesse rebelle, le Mexique aussi connaissait un imposant mouvement étudiant. Dix jours avant le début des Jeux olympiques de Mexico, sous les yeux de la presse internationale, l’armée assassina plusieurs centaines de manifestants.
Cette histoire sociale est racontée oralement par celles et ceux qui avaient l’espoir de changer le Mexique. Elena Poniatowska leur a donné la parole en collectant des centaines de témoignages, entrecoupés d’extraits de presse, de slogans, dans une construction chronologique haletante.
Livre référence, édité pour la première fois en 1971 au Mexique, La Nuit de Tlatelolco visait surtout à rétablir la vérité historique. Près de cinquante ans après les faits, face à l’impunité persistante des responsables au sein de l’appareil d’État, les revendications de justice et de mémoire collective continuent de résonner sous le slogan « Le 2 octobre ne s’oublie pas. »

L'auteure

Elena Poniatowska est née en 1932 à Paris, d’une mère mexicaine d’ascendance française et d’un père prince polonais, Jean Poniatowsk. Sa famille se réfugient au Mexique en 1941 pour fuir l’Europe en guerre. Rapidement, Elena devient journaliste et commence à travailler à Excélsior. Elle réalise de nombreuses interviews des grandes figures de la scène artistique mexicaine, dont Diego Rivera, Octavio Paz et Juan Rulfo. Certains de ces entretiens feront plus tard l’objet de biographies : Cher Diego, Quiela t’embrasse (1978) ; Tiníssima (1992) sur la photographe Tina Modotti, ou encore, plus récemment, Leonora (2011), sur l’artiste peintre issue du courant surréaliste, Leonora Carrington.
En 1954, elle publie son premier roman en partie autobiographique, Lilus Kikus, un des livres de jeunesse les plus lus au Mexique qui met en scène une petite fille rêveuse et anticonformiste dans le Mexique des années 1950. Mais son premier grand roman, couronné par le prix de littérature Mazatlán, est Vie de Jésusa (Hasta no verte, Jesús mío, 1969), issu d’un entretien avec une blanchisseuse.
En tant que journaliste et femme engagée, elle s’intéresse aux épisodes marquants du Mexique contemporain dont elle tire des recueils de témoignages : La Noche de Tlatelolco (1971), qui gagne le prix Xavier Villaurrutia mais qu’Elena refuse demandant au président Luis Echeverría comment les morts, eux, seraient honorés ; puis Nada, nadie. Las voces del temblor (1988) sur le grand tremblement de terre de 1985. Parmi ses livres plus récents, on trouve: Las siete cabritas (2000), La piel del cielo (2001), El tren pasa primero (2006), Amanecer en el Zócalo, los 50 días que confrontaron a México (2007), etc.
Elle a participé à de nombreux mouvements politiques et de défense des droits humains, et est la première femme à avoir reçu le prix national de journalisme et, en 2013, le prix littéraire le plus prestigieux en langue espagnole, le prix Cervantès.

Presse

Maurice Lemoine, « recension  », Le Monde diplomatique, n°729, décembre 2014

Contretemps.eu, « extrait », 31 octobre 2014

Blog Zones subversives, « La répression de la lutte au Mewique en 1968 », 17 novembre 2014

Maria Torres, « 2 octobre 68, récit d'un massacre d'état », Micmag, 29 septembre 2014

Jean Paul Salles, « compte-rendu », dissidences.org, 26 novembre 2014

Clutch #24

Clutch #25

Blog Pluie mexicaine, 25 octobre 2014

Annabela Tournon, « Mexico, 2 octobre 1968, récits d’un massacre d’Etat », site internet de la revue Jef Klak, 24 février 2015 (Télécharger le pdf)

Radio Zinzine, De Tlatelolco à Ayotzinapa, rencontre avec Elena Poniatowska

Le spectacle

Lu par Jean-Michel Hernandez & Serge Soula (danse) dans le cadre des Rugissants de la Cave Poésie Toulouse, le 29 septembre 2015