Bandeau pour Ainsi soit-il !
Ainsi soit-il !
Frédéric Naud

Livre en accordéon

15 € TTC - 13,6 x 19,7 cm - 20 pages
ISBN : 979-10-90507-104
Coll. Dans le ventre de la baleine
Sortie le 8 novembre 2014
Un matin de Noël, un pêcheur très pauvre embarque sur les ordres de sa femme : il espère pêcher de quoi faire un repas de fête. Miracle ! Il attrape une petite sardine qui, en échange de sa vie sauve, exauce tous ses vœux. Le pécheur, humble, demande un repas de fête, mais sa femme en veut toujours plus…
 
Ainsi soit-il ! est librement inspiré d'un conte traditionnel que l'on retrouve à peu près partout dans le monde. Versions bretonne, chinoise, russe, algérienne, polonaise, tchèque... intitulées tantôt  « Le petit poisson d'or »,  « Le pêcheur et sa femme », ou « La sole magique »…

Ce livre, en format accordéon, nous raconte l'épopée de ce pauvre pêcheur au recto, et la même histoire du point de vue de la sardine au verso. Lorsqu'on le déplie, le livre prend la forme de la sardine.
L'auteur

Chez nos ancêtres, n’importe qui ne pouvait être conteur. Il y fallait du savoir et de l’expérience. Il fallait du vécu. Frédéric Naud est un conteur apparemment jeune. Je dis « apparemment » car il a, outre la lumière et l’idéalisme de l’homme jeune, l’amour de la culture passée, la profondeur et la force du vieil homme. C’est dire qu’il est un conteur rare. Il est de ceux qui donnent confiance en l’avenir.
Henri Gougaud

Frédéric Naud est conteur. Il vit à Toulouse.
Au début des années 90, Il est initié au conte par un conteur canaque en Nouvelle-Calédonie. 
C'est là-bas qu'il écrit, illustre et publie son premier texte : Victor et les Horloges aux éditions Grain de sable - Nouméa.
De retour en Métropole, il délaisse un temps l'illustration et l'écriture pour le conte.
Conteur professionnel dont la renommée a largement dépassé les frontières de sa région, ses spectacles pour enfants ou adultes mêlent contes traditionnels et des récits plus contemporains. Ils sont souvent accompagnés de chant et d'accordéon.
Il a entamé à nouveau, depuis quelques années, un travail d'écriture, et revient à l'illustration par les affiches qu'il crée pour ses propres spectacles ou pour ceux des autres.

L'entretien

Pourquoi avoir choisi ce conte ?
L'histoire de cette femme insatiable, de cet homme qui ne pose pas de limites et du poisson qui accompagne cette logique jusqu'au bout, m'a toujours fasciné. C'est une conteuse bretonne, Jeanne Marie Thomas, qui m'a donné la clef du retournement de cette histoire.
Je la raconte sur scène depuis la fin des années 90. En 2001, j'en créé une version musicale avec Chloé Lacan pour notre spectacle Ma mère l'Ogre. Nous en faisons une version baroque que je continue à donner seul ou accompagné. Henri Gougaud, après l'avoir entendu, m'a dit : « Ce conte est le tien. »
Alors, lorsque l'équipe du CMDE m'a demandé si je voulais publier l'un de mes contes, celui-ci s'est imposé.

Tu as illustré et écrit toi même ce livre. Quels ont été tes choix pour adapter cette histoire orale ?
Les contraintes du projet étaient grisantes : il me fallait écrire et dessiner un album accordéon d'une dizaine de pages recto-verso en oubliant le texte (bien trop long) et bien sûr la musique du spectacle.
Par ailleurs, je voulais pousser le plus loin possible l'idée du livre-objet. D'où ce travail sur la matière et l'idée de la sardine.
L'élaboration du recto s'est faite assez rapidement : je suis parti du naufrage, du bois flotté, du papier de tapisserie mouillé, déchiré… comme si tout était raconté sur les planches de la cabane du pêcheur malmenées par la tempête.
Le recto, en revanche, m'a posé plus de difficultés. C'est en discutant avec l'équipe du CMDE que nous est venue l'idée de raconter le point de vue de la sardine, avec un langage inventé comme je l'ai fait dans plusieurs de mes précédents textes de spectacles. Comme si après avoir vu l'histoire du haut du ciel, nous la voyions du fond de l'océan.